Crédits : NASA.
Il y a quelques jours, l’Agence aérospatiale américaine (NASA) a réussi l’un des derniers tests majeurs de préparation à l’envoi des premiers astronautes sur la Lune en 52 ans. Au Complexe d’assemblage de Michoud, près de la Nouvelle-Orléans, les ingénieurs de la NASA ont poussé les capacités de leur nouveau Space Launch System (SLS) jusque dans ses derniers retranchements. Co-conçu par l’entreprise américaine Boeing, le SLS est la « fusée la plus puissante jamais conçue et construite dans toute l’histoire de l’humanité », selon Jim Bridenstine, directeur de l’Agence. Ce dernier l’a dévoilé lors d’une grande présentation au public et aux médias avant le fameux test. Cette fusée est censée pouvoir remplir les différentes missions Artémis, à commencer par celle de voyage sur la Lune en 2024.
Le test en question consistait à atteindre les limites du réservoir à hydrogène liquide, le carburant de cette immense fusée, afin de les connaître en détails. Les ingénieurs américains ont placé des milliers de capteurs et de caméras durant la simulation pour accumuler le plus de données possibles. Pour l’occasion, le réservoir était rempli d’azote liquide, moins dangereux. La fusée – faisant du sur place, à la base de lancement – a résisté pendant cinq heures à plus de 260% de sa charge de vol estimée pour les prochaines missions. La paroi du réservoir s’est finalement rompu dans un bruit assourdissant.
Success! Engineers @NASA_Marshall tested the @NASA_SLS liquid hydrogen test article tank to failure – the tank withstood more than 260% of expected flight loads before buckling and rupturing! #Artemis MORE: https://t.co/xznmov26FP pic.twitter.com/qAIyapEJA5
— Jim Bridenstine (@JimBridenstine) December 9, 2019
Un test réussi donc puisque cette rupture est intervenue plus tard que prévu. « Nous avons volontairement poussé le réservoir dans ses limites les plus extrêmes jusqu’à le briser pour pouvoir obtenir des données sur ses points de rupture et ainsi construire plus intelligemment de nouvelles fusées, a déclaré l’ingénieur en chef du SLS, Neil Otte, dans un communiqué de la NASA. Forts de ces nouvelles données, nous allons pouvoir prendre notre envol avec le SLS pour les décennies à venir. »
Les Archives de la NASA : 60...
- Éditeur: TASCHEN
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