Victime d’une cyberattaque depuis août 2025, le Muséum d’histoire naturelle de Paris peine à retrouver son rythme. L’incident compromet la recherche et force l’annulation d’une exposition phare.
Rejoignez-nous sur les réseaux sociaux
Aucun spam – Désinscription en un clic – Vie privée respectée
Le Muséum national d’histoire naturelle de Paris, troisième plus grand muséum au monde, subit depuis plus d’un mois une cyberattaque paralysant ses outils de recherche et ses services numériques. Si les sites restent ouverts au public, les perturbations internes demeurent lourdes. L’établissement a annoncé l’annulation de son exposition automnale « Automne tropical : palmiers, trésors & secrets », prévue du 16 octobre au 24 novembre 2025. Les équipes assurent qu’aucune donnée n’a été perdue et qu’un plan de continuité a été déployé. L’enquête judiciaire se poursuit, tandis qu’une inquiétude grandit face à la répétition d’attaques similaires contre des institutions culturelles, comme celle ayant récemment visé l’Oakland Museum of California (OMCA).
Cyber attaque en 5 infos
Enquête en cours et paralysie scientifique
La cyberattaque lancée début août contre le Muséum d’histoire naturelle de Paris a gravement perturbé ses activités. Les systèmes dédiés à la recherche, aux expertises scientifiques et aux bibliothèques demeurent partiellement bloqués. Pour une institution considérée comme un centre de ressources stratégique en biologie et archéologie, l’impact est majeur. La section cybercriminalité du parquet poursuit ses investigations afin de déterminer l’origine et les auteurs de l’attaque.
En interne, l’inquiétude grandit. La direction affirme que les données n’ont pas été détruites et qu’elles pourront être restaurées. Néanmoins, la perte de réactivité dans le traitement scientifique et la consultation des collections complique la mission des chercheurs. Dans un domaine où la fiabilité et la disponibilité des données sont essentielles, cette situation fragilise le rôle central du Muséum dans l’écosystème de la recherche française.
Impact sur le public et la programmation
Si les perturbations se concentrent sur les activités internes, les visiteurs n’ont pour l’instant guère subi de conséquences directes. Le Jardin des plantes, le musée de l’Homme et le parc zoologique continuent d’accueillir le public. L’établissement a cependant confirmé l’annulation de l’un de ses événements majeurs de l’automne.
L’exposition « Automne tropical : palmiers, trésors & secrets », qui devait se tenir dans les Grandes Serres du 16 octobre au 24 novembre 2025, est supprimée. L’institution explique que l’organisation d’une telle manifestation nécessite une préparation numérique et logistique impossible à assurer dans le contexte actuel. La précédente édition avait rassemblé autour de l’illustration botanique, avec un succès notable. Cette annulation illustre donc concrètement l’impact de l’attaque sur la vie culturelle.
Le Muséum a mis en place un plan de continuité d’activité, garantissant l’ouverture des sites et le maintien d’une grande partie de la programmation. Mais la direction prévient : d’autres reports ou annulations restent possibles en fonction des conditions de préparation. La programmation complète de la saison ne sera connue que le 23 septembre.
⏳ Jusqu’où tolérerez-vous d’être piraté ?
CTI ZATAZ – Scannez les menaces vous concernant avant qu’il ne soit trop tard.
Confidentiel. Instantané. Sécurisé. Zéro intermédiaire. 100 % Made in France.
Une cible parmi d’autres ?
L’affaire s’inscrit dans une vague plus large d’attaques visant les institutions culturelles et scientifiques. En début de semaine, le musée OMCA (Oakland Museum of California) a été la cible du groupe de pirates Lynx. ZATAZ vous révélait le piratage de la biennale de Venise[8], quelques jours avant son lancement.
La concomitance de ces incidents interroge sur l’attractivité de ces établissements pour les cybercriminels. Dans le cas du musée Parisien. Pas de revendication publique, pas « d’échantillon », Etc. Une attaque purement « politique » ? Un moyen de perturber un noyau important de la culture hexagonale. Le pirate a-t-il tout simplement raté son attaque ? Le mystère reste entier.
Les musées concentrent des données sensibles : inventaires numériques de collections patrimoniales, recherches inédites, correspondances scientifiques, infrastructures de billetterie et de gestion des publics. Ces ressources, souvent mal protégées par rapport à des administrations ou à de grands groupes industriels, constituent des cibles idéales pour des groupes organisés.
Dans un contexte de tension géopolitique accrue et de montée des cyberattaques contre les institutions de savoir, la résilience des musées devient un enjeu stratégique. Pour le Muséum d’histoire naturelle, comme pour d’autres, la question dépasse la simple continuité des activités : elle touche à la sécurisation du patrimoine scientifique et culturel national.
P.S. : n’hésitez pas à visiter le musée qui reste ouvert. Et en plus, deux bébés pandas roux sont nés à la Ménagerie, le zoo du Jardin des Plantes.
Rejoignez-nous sur les réseaux sociaux
Aucun spam – Désinscription en un clic – Vie privée respectée


